Le saviez-vous ?

Le mobilier de la villa 

Entièrement meublée, la Villa reconstitue fidèlement le raffinement de la décoration des palais grecs antiques. Ce mobilier est l’un des aspects les plus remarquables de la Villa. Inspiré de modèles antiques, il a été conçu selon des méthodes artisanales. En effet, Emmanuel Pontremoli a fait réaliser l’ensemble par un des meilleurs ébénistes du faubourg Saint-Antoine à Paris, Bettenfeld, d’après ses propres dessins. Certains sont également des copies parfaites d’originaux conservés au Musée archéologique de Naples. 

Les matières les plus nobles et les plus fidèles aux modèles antiques ont été utilisées : palissandre, coeur-de-vert, cocobolo, olivier, vert de Siam, citronnier de Ceylan, noyer d’Amérique, prunier d’Australie, ivoire, corail… Les ornements du mobilier, également d’une extrême richesse, marient à merveille le bois, le bronze ou encore le marbre et la marqueterie.

 

Les repas 

Les grecs n’étaient pas de gros mangeurs. Ils prenaient un petit déjeuner composé de pain d’orge ou de blé trempé dans du vin, accompagné de figues et d’olives. Dans la journée, ils se contentaient d’une rapide collation. Le véritable repas se tenait en fait à la tombée de la nuit.

Les céréales, blé et orge étaient la base de l’alimentation, avec les fromages de chèvre et de brebis, les oignons, les olives, les œufs et les figues. Les légumes étaient rares, tout comme la viande qui n’était consommée que pendant les fêtes religieuses : il s’agissait de la viande des animaux  sacrifiés (bélier, taureau, mouton, porc, chèvre ou volaille). Les grecs mangeaient en revanche beaucoup de poissons et de fruits de mer : coquillages, seiches, poulpes, calamars et thon. Ils appréciaient aussi les pâtisseries au miel et les fruits secs ou frais tels que les figues, les noix ou les raisins.

 

Les boissons

Avec le lait de chèvre ou de brebis et l’hydromel (boisson faite à base de miel), l’eau était la boisson la plus commune dans la Grèce antique. Le vin était la boisson par excellence des festivités. En ville, on le servait lors des banquets. Il était généralement additionné d’eau : le mélange se faisait au début du repas, dans un récipient en forme de coupe appelé cratère. Le vin servait aussi aux cérémonies religieuses pendant les libations.

Le vin grec était généralement aromatisé. La résine qui enduisait les tonneaux lui donnait un goût caractéristique, appelé de nos jours le « résiné ». On y ajoutait aussi du thym, de la menthe, du miel ou de la cannelle. Le vin pouvait aussi être consommé cuit. 

Il existait déjà des appellations contrôlées, gravées sur les anses des amphores, comme les vins de Thassos, de Chios, de Lesbos ou de Rhodes.

 

Les banquets 

Les banquets étaient organisés pour des occasions particulières : noces, funérailles, victoires aux jeux sportifs ou guerriers, commémoration de la mémoire des défunts... Ils étaient la plupart du temps réservés aux hommes.

Les invités se déchaussaient à l’entrée de la maison et étaient généralement couronnés de guirlandes de fleurs ou de feuillages. Des esclaves leur lavaient les pieds, un luxe appréciable à une époque où l’hygiène n’était pas encore entrée dans les mœurs.

Le repas commençait par les ablutions rituelles. Ensuite était servie une coupe de vin aromatisé. Le vin était un élément essentiel de ces festivités qui se terminaient le plus souvent dans un état d’ébriété avancé. En témoignent les peintures de vases où des femmes soutiennent et ramènent chez eux des convives passablement ivres.

 

Le costume

Le costume grec était d’une grande simplicité mais les ornements étaient nombreux : franges, broderies, ceintures, fibules, bonnets et chapeaux. En lin, laine ou poils d’animaux, les vêtements étaient faits d’une seule pièce de tissu rectangulaire. 

Deux modèles de tuniques constituaient leur vêtement de base. Le premier, l’exomis, porté par les esclaves et les travailleurs manuels, se nouait à la taille par une ceinture et s’attachait sur l’épaule par une épingle ou un nœud, laissant l’épaule droite dégagée. Le second modèle, le chiton, était une tunique plus raffinée attachée sur les deux épaules.

Les femmes portaient également des tuniques en laine ou en lin, mais maintenues par deux épingles sur les épaules. Un système d’attaches perfectionné permettait de réaliser de véritables manches. 

 

Le maquillage des femmes 


Les femmes riches faisaient un usage immodéré des parfums et des fards. Les principaux fards qu’elles employaient étaient le blanc de céruse ainsi que des produits de couleur rouge, comme le minium, la pourpre, des extraits d’algues, de plantes aux racines rouges,  d’acanthe ou de mûres. 

Elles se mettaient également des touches de bleu et de noir, pour les cils et les sourcils, à base d’antimoine ou de noir de fumée.

 

Les bijoux

En Grèce, les hommes comme les femmes aimaient les bijoux. Ils portaient des bagues, des colliers, des boucles d’oreille et des bracelets. Des diadèmes en or, des ornements de cheveux en forme de pétales et de feuillages ainsi que des perles et divers pendentifs ont également été retrouvés. Il existait enfin une grande variété de couronnes, un ornement très prisé. 

Les bijoux étaient en or, ivoire, pâte de verre, émaux, perles de métal ou pierres fines. Les pierres précieuses, particulièrement appréciées, étaient montées sur des vêtements, diadèmes, ceintures ou coiffures.